1/3 Les victimes de PANs : Garry Nolan, scientifique nobélisable enquête

Dernière mise à jour : 17 oct.

Garry Nolan est un immunologiste américain travaillant à l'université de Stanford. Il est candidat au prix Nobel de médecine et a été récompensé par plus d'une douzaine de prix. Depuis quelques mois, Garry Nolan parle ouvertement des travaux qu'il effectue pour l'armée américaine sur des cas de militaires souffrant de séquelles graves suite à des observations d'OVNIs. Il a également analysé des débris « d'objets anormaux » que nous évoquerons dans la deuxième partie. Dans la troisième et dernière partie de cette série d'articles, le professeur Nolan tentera d'apporter des réponses au phénomène OVNI.




Qui est Garry Nolan ? Un scientifique...

Garry Nolan

Le Dr Nolan est professeur au Département de pathologie de la faculté de médecine de l'Université de Stanford. Il a publié plus de 300 articles de recherche, est titulaire de 40 brevets américains, et a été honoré comme l'un des 25 meilleurs inventeurs de l'Université de Stanford. Ses domaines de recherche comprennent l'hématopoïèse, le cancer et la leucémie, l'auto-immunité et l'inflammation, et les approches informatiques pour l'immunologie des réseaux et des systèmes. C'est en 2012 que pour la première fois le Dr Nolan se retrouve publiquement associé à la thématique OVNI. Informé qu'un documentaire est en préparation sur le squelette d'Atacama, qui est suspecté d'être un cadavre extraterrestre, le scientifique écrit à la production afin de leur proposer une analyse ADN de la momie. Ses résultats affirment qu'il s'agit bien d'un humain mort-né ayant des défauts osseux génétiques et ayant subi une mutation génétique provoquant cette difformité particulière.



...qui travaille pour la CIA ?

Le squelette d'Atacama suspecté d'être extraterrestre

Au cours de ce travail d'analyse sur le squelette, le professeur Garry Nolan voit débarquer à l'improviste dans son bureau de Stanford des employés de la CIA et des représentants d'un groupe aérospatial. Ils lui proposent d'ausculter des personnes ayant subi de graves dommages au cerveau dont certains après avoir approché un OVNI. Croyant d'abord à une mauvaise blague de la part de ses collègues, le professeur reste dubitatif puis un agent de la CIA lui montre des images cérébrales des victimes.

« En 2011, des employés de la CIA et d'une entreprise aérospatiale m'ont rendu visite sans rendez-vous à mon bureau à Stanford pour que je les aide à analyser des individus qui avaient subi des dommages cérébraux suite à des attaques mystérieuses ou suite à des rencontres avec des « objets anormaux ». Ils m'ont montré des photos, des données. J'ai créé avec mon équipe l'instrument le plus précis au monde en terme d'analyse de sang. Ils voulaient que je procède à un bilan médical complet des personnes ayant rencontré des « objets anormaux ». Ils se sont donc tournés vers moi car les analyses de sang permettent de déterminer tout ce qui se passe dans un corps humain. Ce fut le commencement de mon histoire avec les PANs. Je pensais que tout cela était une mauvaise blague jusqu'à que ces employés m'informent que des personnes ayant été en contact avec des PANs étaient décédées. Ils m'ont montré des radios d'IRM de cerveaux endommagés. Ma curiosité scientifique m'a poussé à vouloir savoir comment ces cicatrices internes étaient apparues ».

En quoi consistait la mission de Garry Nolan ?


Intrigué scientifiquement par les données apportées par la CIA, le professeur accepte la mission et découvre ce dont souffrent ces individus : « En tant que biologiste, on m'a demandé d'analyser les cerveaux des personnes ayant des dommages cérébraux. Sur la centaine de patients que nous avons examinée, environ un quart d'entre eux sont décédés des suites de leurs blessures. 80 à 90 présentaient des syndromes de la Havane [À la fin de 2016, des membres du personnel diplomatique américain en poste à Cuba décrivirent des malaises étranges : nausées, troubles de l'audition, de l'équilibre et du sommeil...NDLR].

La majorité de ces patients avaient donc une symptomatologie qui est fondamentalement identique à ce qu'on appelle aujourd'hui le syndrome de La Havane. Nous pensons que parmi cette liste de cas, nous avons eu les premiers patients atteints du syndrome de La Havane. Une fois que nous avons réussi à définir cela, ces problèmes médicaux sont devenus un problème de sécurité nationale. J'ai donc été bloqué de tout accès aux fichiers parce que c'était à présent un problème de sécurité national. Si la cause de cette maladie se trouvait dans une attaque orchestrée par une puissance étrangère, cela aurait pu se transformer en incident international. Restait a étudier les autres cas qui avaient été en contact avec des PANs et qui souffraient des mêmes symptômes... »


Qui sont ces témoins d'OVNIs et de quoi soufrent-ils ?


« Les cas que j'ai étudié concernaient des militaires, des agents de renseignements et des pilotes qui se sont retrouvés assez proches de ces objets et qui ont par la suite ressenti des effets. J'ai demandé à rencontrer les victimes de ces PANs afin des les interroger et de les ausculter. J'ai pu observer les conséquences physiques infligées par ces rencontres rapprochées avec des PANs. Ces victimes ont eu des brûlures causées par le rayonnement de ces PANs. Ces individus avaient tous des scléroses de la peau devenue rouge à cause de l'inflammation. Ce sont des séquelles qui ressemblent à une exposition à des rayons électromagnétiques. Ils pénètrent assez profondément dans la peau pour infliger des cicatrices durables dans le corps avec des effets graves et irréversibles. En plus de cela, il y avait des dommages au cerveau. Parmi les individus que j'ai traité, il y avait notamment le cas du militaire qui a touché un OVNI lors de l'observation de la forêt de Rendlesham en Angleterre lorsqu'en 1980 des objets ont survolé une base militaire américaine de missiles nucléaires» .


Une anomalie cérébrale...

IRM de cerveaux

Sur les 100 cas étudiés tous avaient des anomalies au niveau du cerveau : « Si vous avez déjà vu l'IRM d'une personne atteinte de sclérose en plaques, il y a quelque chose qui s'appelle la maladie de la substance blanche. C'est une ou plusieurs grosses taches blanches, éparpillées dans le cerveau. Il s'agit essentiellement de tissus morts là où le système immunitaire a attaqué le cerveau. Ces personnes semblaient toutes souffrir de cette anomalie. »

...Qui n'en est peut-être pas une


En poussant plus loin les analyses, l'équipe de l'immunologiste découvre que ces cerveaux ne sont pas forcément endommagés :

« Ce que nous pensions être les dommages sur plusieurs individus se sont avérés être une sur-connexion de neurones entre le noyau caudé et le putamen. Ces individus ont un surdéveloppement au niveau du centre des ganglions de la base [Les ganglions de base sont impliqués dans la programmation et l’exécution des mouvements. Leur rôle se borne surtout aux mouvements sur-appris, automatiques, pour lesquels il n'y a pas besoin de réfléchir pour les exécuter : marcher, lacer nos chaussures, nous laver les dents NDLR]. Certaines études suggèrent que les ganglions de la base sont liés à l'intuition ou à la programmation. On appelle à présent cette zone du cerveau, le cerveau dans le cerveau car non seulement elle programme des mouvements habituels mais elle se sert également de l’intuition et de l'analyse de l'environnement qui nous entoure. »


Une particularité génétique ?


La rencontre avec un PAN a-t-elle développée cette zone du cerveau ou est-ce que les personnes ayant cette zone plus développée ont plus de chance de rencontrer un PAN ? « Nous avons étudié cette même zone chez les autres membres des familles des gens qui ont été témoins d'OVNIs . Nous avons pu observer qu'ils avaient également des ganglions de la base plus développés. Vous trouvez généralement ce surdéveloppement chez les personnes dites « savantes ». Si ces gens ont plus d'intuition grâce à ces ganglions de base peut-être qu'ils voient des choses que les autres ne voient pas. »


Les analyses scientifiques du professeur Nolan ont permis d'ouvrir un nouveau débat : Observons-nous réellement des OVNIs ou est-ce nos cerveaux qui altèrent la réalité. Un début de réponse sera donnée dans la troisième partie de cette série d'articles. Le deuxième article présente les travaux de Garry Nolan sur l'analyse de matériaux extraterrestres.

205 vues0 commentaire