L'interview du pilote de chasse qui a poursuivi un OVNI

Dernière mise à jour : avr. 7

Le commandant Fravor est le pilote de chasse qui a tenté de poursuivre en 2004 un OVNI en forme de Tic-Tac. Pilote de F-18 basé sur le porte-avion USS Nimitz, il témoignera publiquement plusieurs fois sur cette rencontre avec un OVNI. Son témoignage, la vidéo de l'OVNI prise par un autre pilote de chasse, Chad Underwood, et l'article du New-York Times ont poussé le Pentagone, mis sous pression, à authentifier la vidéo tout en reconnaissant l'existence d'incidents répétitifs entre ses pilotes de chasses et des OVNIs. Suite à ce déballage médiatique, le Sénat obtiendra la révélation de l’existence d'un programme de recherche et d'analyses des OVNIs. Retour sur ces interviews qui avaient fait la Une des médias américains...et pas un mot en France...



L'incident du Nimitz a été pour la première fois évoqué en 2015 sur un site spécialisé en actualités militaires américaines tenu par des militaires retraités sofrep.com. L'auteur de l'article rapporte les confidences de son ancien collègue de vol, le Commandant David Fravor. La vidéo de l'incident fuitera sur Youtube avant qu'elle ne soit retirée. L'affaire sera connue des seuls initiés de l'actualité militaire et des passionnés d'OVNIs. L'incident du Nimitz prendra une ampleur médiatique lorsque le prestigieux New-York Times publiera la vidéo de l'OVNI (ainsi que 2 autres vidéos d'OVNIs filmées par d'autres avions militaires), une enquête approfondie et l'interview du Commandant. David Fravor enchaînera par la suite les interventions publiques sur des médias référence tel qu'ABC News, CNN ou encore FOX News.




Un simple témoignage à un ami


L'auteur de l'article du site sofrep.com rapporte ce que le Commandant Fravor lui a raconté. Il insiste sur la fiabilité de la personne et de son récit, précisant qu'il avait déjà piloté avec Fravor lors de missions et que c'était : "Un bon copain à moi et ancien compagnon d'escadron, Dave «Sex» Fravor, a l'une des histoires d'aviation les plus bizarres de tous les temps. C’est une histoire difficile à croire, donc je vais commencer par vous parler de Dave et de sa fiabilité. Nous avons piloté des A-6 ensemble avant qu'il ne se mette à piloter des F-18. C'est un gars drôle. Intelligent et vif d’esprit. Dans les airs, Dave était entièrement professionnel, aussi professionnel que possible."


Le narrateur enchaîne sur le déroulé du jour de l'incident : "Le matin du 14 novembre 2004, Dave et son WSO (son co-pilote : officier des systèmes d'armes) se sont lancés dans le ciel bleu clair du sud de la Californie à une centaine de kilomètres au sud-ouest de San Diego. Ils se dirigent avec un deuxième F-18 vers leur zone de travail assignée. Ce que Dave ne savait pas, c'est que depuis plusieurs jours, un navire avait capté des retours bizarres sur son radar. À plusieurs reprises à partir du 10 novembre, l'officier de contrôle des incendies et le chef principal de la lutte contre les incendies, extrêmement expérimenté, avaient détecté des véhicules aériens anormaux tomber de 80 000 pieds (25 000 mètres) pour planer à environ 50 pieds (15 mètres) au-dessus de l'eau en quelques secondes."


Fravor : "Cela faisait 2 semaines que les radars repéraient cette douzaine de choses venues du ciel."

Le commandant Fravor expliquera lui-même en octobre 2019 dans l'un des podcast les plus écouté au monde The Joe Rogan Experience ce qu'il s'est passé ce jour là :


Fravor : "Avant ma rencontre, je ne savais pas que cela faisait 2 semaines que les radars repéraient cette douzaine de choses venues du ciel. Les radars du Princeton et du porte-avion Nimitz les repéraient. C'était les meilleurs outils d'observation du monde. Ces objets descendaient de 25 000 à 6 000 mètres, ils se baladaient puis remontaient après 4-5 heures. On n'avait pas été informé de leur présence. On décolle pour l'exercice puis le contrôleur radar annule l'exercice pour nous signaler une présence qu'on devait aller intercepter".


Fravor poursuit : "Le contrôleur nous explique alors que cela faisait 15 jours que ces objets étaient présents mais que c'était la première qu'il y avait des avions en vol (désarmés) au même moment. C'était donc l'occasion d'aller les observer pour enfin savoir ce qu'étaient ces objets."

Un autre F-18 piloté par le lieutenant-colonel «Cheeks» Kurthter qui terminait son entraînement se trouvait proche de la zone. Ce fut le premier à être contacté pour aller observer cet OVNI de plus près. Alors que Cheeks volait au-dessus de la zone ciblée, il aperçu une perturbation à la surface de l'océan. Une section ronde d'eau turbulente d'environ 50 à 100 mètres de diamètre qu'il a décrit comme une "eau vive" avec quelque chose sous la surface comme un banc ou un navire qui venait de couler. Il reçoit alors l'ordre de rentrer au porte-avion alors que les deux autres F-18 approchent de la zone.


Fravor observe ce même bouillonnement d'eau de la taille d'un Boeing 737 et pense alors à un avion de ligne venant de s'écraser comme il l'explique dans ce même podcast :


Fravor : "Il faisait un temps clair, l'océan était calme et bleu. En regardant l'eau, je vois de la houle, comme quand l'eau s'écrase contre un rocher. Cette houle était de la taille d'un Boeing 737 et de la forme d'une croix"


La rencontre avec l'OVNI "Tic tac"


Alors qu'il descend en altitude pour observer de plus près, il aperçoit un objet blanc qui se déplace juste au-dessus de l'eau moussante. Un objet tout blanc, sans relief, oblong qui effectue des mouvements latéraux mineurs tout en restant à une basse altitude constante au-dessus du disque d'eau turbulente.


Fravor témoigne : "Le second avion me contacte et me demande si je voyais la même chose que lui : Une sorte de Tic-Tac de 10 mètres qui ne cessait de se déplacer de manière erratique au dessus de la houle. Je décide donc de m'approcher car c'est mon métier, je suis formé pour ça."


Fravor toujours : "Lorsque mon avion descend de manière circulaire, le Tic-Tac commence à monter tout droit comme s'il venait de nous remarquer. Je décide donc d'anticiper sa trajectoire pour venir à sa rencontre et lorsque je m'approche de lui, pouf, il a disparu. L'autre objet sous l'eau a également disparu."


Fravor insiste : "Quand le Tic-Tac était proche de moi, il a disparu en 1 seconde. L'avion le plus rapide du monde prendrait 10 secondes à disparaître, passant progressivement visuellement d'un avion à un point noir. Là, l'OVNI a disparu en 1 seconde."


Moins d'un minute plus tard, l'opérateur radar du Princeton contacte le commandant pour lui demander de se diriger vers leur point de rendez-vous à 60 miles (100 KM) de la zone d'observation et là surprise :

Fravor relatera cette incohérence au New-York Times : "Monsieur, vous ne le croirez pas", a déclaré l'opérateur radio, "mais cette chose est à votre point de rendez-vous." Fravor poursuit : "Nous étions à au moins 40 miles de là, et en moins d'une minute, cette chose était déjà à notre point de rendez-vous".


Il a été calculé que l'objet avait dû se déplacer à Mach 3 (3600 km/h) pour atteindre ce lieu en si peu de temps. Au moment où les deux avions de combat arrivent au point de rendez-vous, l'objet avait disparu. Tout au long de ces manœuvres face au Tic Tac, le pilote a tenté de "verrouiller" l'objet sur ses ses différents radars...sans succès.


Tous les échanges audios entre les F-18 et les opérateurs du navire radar Princeton ont été enregistrés. Ils étaient identiques à ceux de centaines d'interceptions déjà entendus à l'exception notable des voix de l'équipage qui étaient plus accentuées et que le verbiage pour identifier la cible était différent de tout ce qui avait entendu auparavant.


Plus tard, lors du débriefing, l'officier des systèmes d'armes de David Fravor et les deux autres pilotes du deuxième F-18 confirmeront le témoignage du Commandant : l'objet planait, il était uniformément blanc, d'environ 46 pieds (15 m) de long, ayant un axe horizontal médian perceptible comme un fuselage mais sans fenêtres, nacelles, ailes ou système de propulsion visibles.


Fravor : "Il y a eu depuis d'autres affaires qui n'ont pas été rendues publiques."

Frustré, Fravor et son équipe rentrent à la base : "On retourne sur le porte-avion. Une autre équipe s'envole et le pilote Chad Underwood (qui filmera l'OVNI) me promet de le retrouver. Nous sommes deux avions à avoir vu ces choses qui ne sont pas des avions. Nous ne savons pas ce que c'est. Il y a eu depuis d'autres affaires qui n'ont pas été rendues publiques."


Il évoque à présent comment l'OVNI a pu être filmé : "Chad repère un objet avec son radar (j'ai vu les vidéos). Le radar se fait brouiller par l'objet ce qui est considéré par les accords internationaux comme un acte de guerre. Il se sert alors de la caméra infrarouge pour le repérer."





"Pendant ce temps-là, on débriefe comme d'habitude et on explique ce qu'on a vu. Tout le monde s'est moqué de nous. Puis Chad de la deuxième équipe revient. Un employé lui demande ironiquement s'il a vu un OVNI. Il lui répond "oui et en plus j'ai réussi à le filmer." En 5 minutes, tout le porte-avion était au courant, l'Amiral le sait, le commandant le sait".


Fravor souligne les manœuvres incohérentes de l'objet : "Sur la vidéo, l'objet n'a pas de propulsion visible grâce à la chaleur. Une fois que l'avion se rapproche, l'OVNI passe de stationnaire à une vitesse impressionnante. Aucun avion ne pouvait faire ça et c'est toujours le cas aujourd'hui 15 ans plus tard. Sur la vidéo, les informations à l’écran montrent que le radar est dans l’incapacité de détecter l’objet. Quand le Tic Tac sort du champs de la caméra, il est très rapide. Pour que l’objet quitte le champs sans que la caméra infrarouge ne le suive, c’est qu’il est très rapide. Prenons le F-22 Raptor, le meilleur avion du monde en terme de capacités de déplacement aujourd’hui en 2019 , il ne peut pas se déplacer de cette manière et aussi rapidement. Surtout s’il est en stationnaire. On parle d’un objet qui est stationnaire en altitude face au vent et qui disparaît d’un coup. Les avions ne fonctionnent pas comme ça."


L'animateur du Podcast, Joe Rogan, lui demande alors si l’avion le plus rapide du monde pouvait faire la même manœuvre et si la caméra aurait pu le suivre. Fravor répond : "Oui, elle le suivrait, le radar aussi le suivrait. Quand je me suis retrouvé à 500 m du Tic Tac, il a disparu subitement. L’avion le plus rapide du monde prendrait une minute à disparaître de mon champ de vision. Là, il a disparu en une seconde. Idem pour le second avion de chasse qui était à 2500 m au dessus de moi, les pilotes l’ont également vu disparaître".

Fravor poursuit en précisant que ces objets pouvaient rester en l'air durant des heures alors que les avions de chasses, eux, ne peuvent rester au maximum qu'1h30 en vol sans ravitaillement.





L'incident devient public


Les supérieurs du Commandant Fravor n’ont pas enquêté sur cet incident même si le pilote a dû comme pour Chad Underwood, répondre aux questions de certains services :


"En termes de hiérarchie de la flotte, je dois être 20ème sur 6000. Personne n'est venu me parler, me donner des consignes ou me prendre les vidéos, pas d'hommes en noirs. Le navire n’a pas été mis en confinement. Mon équipe de 6 personnes a regardé les 5 minutes de vidéos. Malgré ce que certains disent, il n’y a pas eu d’hommes en costumes. La vidéo est entière, elle ne fait pas 10 minutes comme l’affirment d’autres témoins. Quelques années plus tard, j'ai été contacté par une personne pour faire un rapport de l'incident. Le rapport fait 10 pages et est très complet. J'ai appris plus tard par Luis Elizondo (ancien responsable de l'AATIP, qui a démissionné car il pensait que les informations devaient devenir publique) que le rapport avait été rédigé par l'AATIP (Le rapport est consultable ici)".


Fravor : "Cette masse noire a aspiré la torpille avant de retourner dans les profondeurs de la mer."

Après l'incident avec le Tic Tac, le Commandant Fravor a poursuivi sa carrière et a notamment été déployé dans le golfe Persique pour fournir un appui aérien aux troupes au sol pendant la seconde guerre en Irak. Quelques années plus tard, l'affaire devient publique.


Fravor nous explique comment : "En 2017, Luis Elizondo me demande de témoigner dans le New-York Times. Je refuse plusieurs fois comme j'ai refusé au début de venir vous parler sur ce podcast. Avant l'article, seul mon épouse et mes enfants savaient que j'avais chassé un OVNI mais ils ne connaissaient pas les détails".


Fravor conclut son interview au New-York Times : "Je n'ai aucune idée de ce que j'ai vu. Il n'avait pas de panaches, d'ailes ou de rotors et surpassait nos F-18."



D'autres OVNIs ? Des militaires témoignent


A la question du podcasteur Joe Rogan de savoir si depuis son témoignage, d'autres militaires étaient venus lui faire part d'observations similaires, Fravor répond : "J’ai parlé aux personne de la Gimbal vidéo. L’un d'eux est un très bon ami à moi. Notre observation date de 2004, Gimbal date de 2015 et se passe sur la côte Est des États-Unis dans des zones interdites au survol (Warning Areas). Ces choses étaient omniprésentes, et l’un d’eux a failli toucher un de nos avions. Les pilotes ont vu une sorte de cube dans une sphère transparente. Ils ne pouvaient dire si c’était une sphère dure ou si c’était une sphère d’énergie. Moi, j’ai vu un Tic Tac. Là c’était une forme différente. Cela veut dire qu’il y a d’autres objets de formes différentes qu’on ne peut identifier. Ces choses sont stationnaires alors qu’il y a un vent de 170 km/h. 60 à 70 personnes ont vu ces choses sur les radars. Sur la vidéo du Gimbal, la caméra infrarouge ne peut filmer qu’une cible. Mais le radar lui peut verrouiller plusieurs objets, l’un des pilotes m’a raconté qu’il y avait 5 objets plus petits qui étaient comme en formation devant l’objet filmé, c’est pour ça que vous entendez sur la vidéo un des pilotes dire qu’il y en a plein d’autres."


Un pilote d'hélicoptère rapportera au Commandant Fravor un témoignage glaçant : "Depuis que j'ai parlé publiquement, certains viennent me voir car il ne sentent plus seuls. Un jour, un ancien pilote d’hélicoptère vient me voir et m'explique que son rôle était de récupérer avec son hélicoptère CH-53 (gros porteur) des BQM (drones) et des torpilles scanneuses qui terminent leur course à la surface de la mer des Caraïbes. Les torpilles ou drones sont récupérés afin d’en analyser toutes les données". Fravor rapporte ce que le pilote d’hélicoptère a vu fin 90 : "Il volait en stationnaire à 15 mètres de l’eau. Un plongeur saute de l’hélicoptère afin de relier la torpille et de l’hélitreuiller. Soudain, il aperçoit une masse noire remonter brièvement à la surface de l'eau avant de retourner dans l'eau pendant que la torpille et le nageur remontaient. Plusieurs mois après, même mission. Le plongeur commence à descendre quand le pilote remarque cet objet circulaire remonter des profondeurs de la mer. Le pilote hurle afin de remonter rapidement le plongeur qui a pu observer cette masse noire aspirer la torpille avant de retourner dans les profondeurs de la mer. La torpille n’a jamais été récupérée par l’armée. Elle a été déclarée "coulée". Le New-York Times a recueilli son témoignage mais le journal ne voulait pas évoquer une affaire vieille des années 90. Les journalistes souhaitaient des histoires plus récentes."



Les politiques se saisissent de l'affaire


Fravor : "Je peux vous affirmer que depuis les révélations, des personnes du gouvernement prennent tout ceci très au sérieux. Je peux vous dire que je suis allé à Washington 3 fois pour témoigner de manière confidentielle auprès de politiques. J’ai rencontré des politiques pour une réunion qui initialement devait durer 20 minutes et qui au final s’est prolongée pendant 1h30".


L'ancien pilote de chasse résume assez simplement la situation : "Elon Musk, avec SpaceX, est tout excité de faire voler une fusée dans l'espace et de la faire atterrir à son retour sur une plateforme. Très impressionnant… Ces OVNIs arrivent de l’espace, se baladent pendant plusieurs heures et repartent vers l’espace… C'est comme si nous, nous avions des Ford T fabriquées en 1908 et eux des Porsche derniers modèles".


Passionné d'aviation, le Commandant David Fravor conclut le sourire aux lèvres : "Je veux en piloter un".









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